Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:35

Capellia. dimanche 20 février 2011 à 15 heure

 

L'HISTOIRE :

Benjamin Button n'a pas de chance. Il naît à la fin de la première guerre mondiale avec un physique de poupon vieillard. Sa maman décède peu de temps après l'accouchement. Sous la colère, son papa se débarrasse de lui et l'abandonne sur les marches d'une maison de retraite, dirigée par une femme noire qui le prend sous son aile. Plus les années passent, plus son corps rajeunit. Jusqu'au jour où il rencontre celle qui deviendra l'amour de sa vie. Se posent alors des questions existentielles : comment aimer au-delà des apparences, des trajectoires, des années, de la vie et de la mort ?

 

A priori, l’argument romantique tirée d’une nouvelle écrite par F. Scott Fitzgerald en 1921 semblait taillé pour l’imagination farfelue d’un Tim Burton mais c’est David Fincher qui essaye le temps d’un long métrage de jouer les grands enchanteurs du cinéma américain. Armé d’une mise en scène classique, aux antipodes de son esthétique clinquante et publicitaire,L'étrange histoire de Benjamin Button fait figure d’étrangeté dans sa filmographie. Il n’y parle pas de lui mais de nous.

 

Sous son apparence de mélodrame nostalgique et familial, L'étrange histoire de Benjamin Buttonressemble au film de toutes les surprises dans la carrière de David Fincher. C’est justement parce qu’il semble plus conventionnel que ses précédents longs métrages qu’il est singulier. Pendant près de trois heures, le récit balaie plus d’un demi-siècle d’histoire américaine du point de vue d’un personnage hors norme. La construction évoque un puzzle qu’il faut recomposer et parfaire. Dans un second temps, naît une histoire d’amour classique où les sentiments régulent l’ordre et le désordre durant une période déterminée. En réunissant deux personnages hantés par la question de l’âge, le film donne à réfléchir sur le passage du temps, les possibilités de l'espèce humaine et sa propension aux bonheurs et aux malheurs. C’est dans ce domaine qu’il excelle en utilisant des prothèses et des maquillages hallucinants pour illustrer le processus de vieillissement et de rajeunissement chez le personnage principal (Brad Pitt a l’occasion de malmener sa plastique). Le revers de la médaille, c’est que les prouesses sont si efficaces que l’attention du spectateur peut dévier et que l’émotion perce difficilement.

 


Partager cet article

Repost 0
Published by loule40
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de loule40
  • : Pour tenir au courant de nos activités nos adhérents, plus particulièrement le ciné club.
  • Contact

Recherche

Archives

Liens