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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 15:40
A Capellia dimanche 16 septembre à 15h

Réalisé par Jean Becker
Avec
Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus, Maurane

Synopsis :
Germain, 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n'a pas connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans l'avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu'il est petit, à l'école primaire son instituteur l'a vite pris en grippe, il n'a jamais été cultivé, il est resté " en friche ".

Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons.
Entre Germain et Margueritte va naître une vraie tendresse, une histoire d'amour " petit-filial ", et un véritable échange...


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C'est l'histoire d'une de ces rencontres improbables qui peut changer le cours d'une vie : la rencontre entre Germain, la cinquantaine, presque analphabète, et Margueritte, une très vieille dame très érudite. Germain mène une vie tranquille entre ses potes, sa copine Annette et sa caravane, installée au fond du jardin de sa mère. Il n'a jamais connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans le vouloir et lui fait bien sentir. Et à l'école primaire, il était la tête de turc de son instituteur. Ses copains de bistrot l'aiment bien, mais se moquent souvent de lui.Pourtant Germain, loin d'être un imbécile, est un philosophe candide, un diamant brute dans lequel jamais personne n'a songé à tailler de facettes. Si sa tête est restée en "friche", c'est qu'on ne l'a pas cultivée.Un jour, il va rencontrer Margueritte qui va lui lire à haute voix des extraits de romans. Germain va découvrir la magie des livres, dont il se croyait exclu à jamais. Mais Margueritte perd la vue, et pour l'amour de cette petite grand-mère malicieuse et attentive, il ira jusqu'à se mettre à lire pour elle, à haute voix, lorsqu'elle ne pourra plus le faire. C'est une histoire qui parle de gens simples et vrais, parfois touchants, amusants et souvent très drôles. Une histoire tendre, pleine d'espoir, qui prouve qu'il est toujours possible d'apprendre et jamais trop tard pour être heureux.

D' aprés le roman de Marie Sabine Roger, prix des lecteurs chapelain.

Biographie de Marie-Sabine Roger
 
 
Je suis née un jeudi dans la nuit, à la fin d'un film italien que mes parents étaient allés voir dans un cinéma de Bordeaux. J'ai patienté, afin qu'ils puissent regarder le film jusqu'au bout.
 
Je n'ai jamais aimé partir avant la fin de la séance.
 
J'ai trois enfants.
J'aime le thé, les arbres, le soleil, les torrents, et les chats.
J'aime les gens que j'aime.
Je n'aime pas parler de moi.
 
J'écris.
 
L'écriture, ce n'est qu'un moyen de transport. Un visa pour ailleurs, un passeport toujours valide.
Un chèque en blanc sur l'impossible.
C'est peut-être une façon - légère ou grave - de s'enfuir en laissant croire que l'on reste...
Ou de rester, en ayant l'illusion de partir ?
 
Je ne sais pas.
 
J'écris autant pour m'oublier que pour me souvenir. Repousser les murs, les détruire.
Ouvrir les portes, les verrous.
J'écris pour toutes les raisons qui font que j'aime lire, voilà tout.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 15:27
 
A Capellia le 30 septembre 2011 à 20h30

Réalisation : Clint Eastwood
Avec
  • Morgan Freeman (VF : Daniel Kamwa) : Nelson Mandela
  • Matt Damon (VF : Damien Boisseau) : Francois Pienaar
  •  
     
    en 1995, l'Afrique du Sud organise la Coupe du monde de rugby à XV. Nelson Mandela commence son premier mandat en tant que président du pays. Contre l'opinion de ses partisans, il sent dans l'événement sportif la possibilité de créer un sentiment d'union nationale derrière l'équipe des Springboks, symbole durant plusieurs décennies des blancs d'Afrique du Sud, de leur domination et de l'apartheid (1948-1991). « One team, one country » (« une équipe, un pays »).
     
    Ce film mêle l'histoire politique et la symbolique du sport ; un sport peut-il influencer l'état d'esprit des hommes ? C'est le pari, politique et humain, de Nelson Mandela après 27 ans d'emprisonnement, contre la peur réciproque des communautés d'Afrique du Sud qui provoque un climat de tension. Il s'agit de faire vivre la "nation arc-en-ciel".
     
    Mandela, en pacifiste, tente de changer les choses, les mentalités ; il faut savoir changer soi-même pour tenter de changer le reste. Voilà ce que ce film dépeint, la lutte nécessaire pour le pardon. Un président et un capitaine d'équipe, chacun issu de communautés se haïssant, deux leaders pour une cause : l'union. La médiocre équipe des Springboks aidera-t-elle à la réconciliation de l'Afrique du Sud ? « Cette nation a soif de grandeur » , tel est l'espoir.
    Mandela transmet au capitaine des Springboks un poème de William Ernest Henley, dont est tiré le tire du film, où il est dit notamment : I'm the master of my fate, I'm the Captain of my soul. (« Je suis le maître de mon destin, Je suis le capitaine de mon âme. »)

    Dans les ténèbres qui m’enserrent,
    Noires comme un puits où l’on se noie,
    Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
    Pour mon âme invincible et fière,

    Dans de cruelles circonstances,
    Je n’ai ni gémi ni pleuré,
    Meurtri par cette existence,
    Je suis debout bien que blessé,

    En ce lieu de colère et de pleurs,
    Se profile l’ombre de la mort,
    Et je ne sais ce que me réserve le sort,
    Mais je suis et je resterai sans peur,

    Aussi étroit soit le chemin,
    Nombreux les châtiments infâmes,
    Je suis le maître de mon destin,
    Je suis le capitaine de mon âme.
    



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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:12

 

Capellia vendredi 18 mars 20h30

 

 

 

 

Gainsbourg, héros d’un conte filmé

Sfar « invente », autour de son sujet, un monde visuel et sonore rêvé

Ce Gainsbourg tourmenté, cultivant toute sa vie son propre sacrifice, Sfar s’en empare sans complexe, comme le ferait un romancier russe. L’une des belles trouvailles du film consiste à affubler son héros d’un « double », une « gueule » en forme de patate – puis de rat –, avec qui l’enfant – et le jeune homme plus tard – entretient un dialogue tourmenté dans lequel il se rêve artiste peintre jusqu’à l’obsession, avant de détruire ses toiles, de rage.


Le premier film de Joann Sfar s’inspire de la vie du chanteur, mais ne prétend pas la raconter. C’est sa grande force quand il y parvient

GAINSBOURG (VIE HEROÏQUE) de Joann Sfar
Film français, 2 h 10

Presque vingt ans après sa mort en mars 1991, Gainsbourg devient le personnage d’un film rempli de fumées, comme une provocation à notre époque qui impose de gommer toute présence de tabac sur les écrans. Plus que cela : Gainsbourg « renaît » en « héros » de cinéma. Joan Sfar a intitulé son film Gainsbourg (vie héroïque).
Un choix pas anodin. Car Sfar a toujours aimé Gainsbourg, personnage de son enfance. Mais aussi parce que ce créateur de bandes dessinées, nouveau venu au cinéma, est un singulier raconteur d’histoires. Et de « son » Gainsbourg, parfaitement incarné par Éric Elmosnino, il fait le frère de Cyrano, séducteur obsédé, possédé par sa laideur : « En plus, j’ai une sale gueule ! », lance-t-il, agressif ou timide, à des femmes qu’il trouve suspectes de le trouver beau.
Le réalisateur explique que ce qui l’a intéressé, chez son sujet, « ce ne sont pas ses vérités, mais ses mensonges ». Ainsi, la question de l’identité juive de Lucien Ginzburg, alias Serge Gainsbourg, son rapport à cette partie de lui-même, occupe une place essentielle. Le film s’ouvre sur l’enfance : Lucien, fils de pianiste ashkénaze, gosse sans éducation religieuse, fanfaronne dans Paris occupé par les Allemands. Il se sent petit Français comme les autres, jusqu’à ce qu’on lui fasse porter l’étoile jaune qui l’exclut. Ce drame d’enfance constitue la meilleure partie du film.
 

Sfar « invente » aussi, autour de son sujet, un monde visuel et sonore rêvé : la musique originale d’Olivier Daviaud explore les thèmes célèbres de Gainsbourg, en ne donnant jamais le sentiment de les cloner. Tandis que les décors nous replongent avec poésie dans l’imaginaire des années 1950 et

 

1960 : l’atelier d’artiste, l’appartement de Juliette Gréco (Anna Mouglalis), ou les rues de Paris, quand Gainsbourg s’allonge sur la chaussée en compagnie de Boris Vian (Philippe Katerine).
Les grandes figures, précisément, les « femmes de Gainsbourg », connues de tous : là aussi, Sfar les aborde comme des icônes. Sa Brigitte Bardot (formidable Lætitia Casta) est plus maniérée que la vraie, tandis que sa Jane Birkin (que joue la regrettée Lucy Gordon), « se résume » à sa tenue : une robe courte.

 

Venu de l’univers de la bande dessinée, le fécond Joann Sfar (Le Chat du Rabbin), César du meilleur premier film, s’est imposé de belle manière au pays des images animées, grâce à son Gainsbourg (Vie héroïque) (1,2million d’entrées). L’œuvre, qui s’attachait à la figure du chanteur disparu il y a vingt ans, a valu à son interprète principal, le comédien de théâtre Éric Elmosnino – troublant de ressemblance avec son modèle –, le César du meilleur acteur. Le film a également reçu le prix du meilleur son.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:35

Capellia. dimanche 20 février 2011 à 15 heure

 

L'HISTOIRE :

Benjamin Button n'a pas de chance. Il naît à la fin de la première guerre mondiale avec un physique de poupon vieillard. Sa maman décède peu de temps après l'accouchement. Sous la colère, son papa se débarrasse de lui et l'abandonne sur les marches d'une maison de retraite, dirigée par une femme noire qui le prend sous son aile. Plus les années passent, plus son corps rajeunit. Jusqu'au jour où il rencontre celle qui deviendra l'amour de sa vie. Se posent alors des questions existentielles : comment aimer au-delà des apparences, des trajectoires, des années, de la vie et de la mort ?

 

A priori, l’argument romantique tirée d’une nouvelle écrite par F. Scott Fitzgerald en 1921 semblait taillé pour l’imagination farfelue d’un Tim Burton mais c’est David Fincher qui essaye le temps d’un long métrage de jouer les grands enchanteurs du cinéma américain. Armé d’une mise en scène classique, aux antipodes de son esthétique clinquante et publicitaire,L'étrange histoire de Benjamin Button fait figure d’étrangeté dans sa filmographie. Il n’y parle pas de lui mais de nous.

 

Sous son apparence de mélodrame nostalgique et familial, L'étrange histoire de Benjamin Buttonressemble au film de toutes les surprises dans la carrière de David Fincher. C’est justement parce qu’il semble plus conventionnel que ses précédents longs métrages qu’il est singulier. Pendant près de trois heures, le récit balaie plus d’un demi-siècle d’histoire américaine du point de vue d’un personnage hors norme. La construction évoque un puzzle qu’il faut recomposer et parfaire. Dans un second temps, naît une histoire d’amour classique où les sentiments régulent l’ordre et le désordre durant une période déterminée. En réunissant deux personnages hantés par la question de l’âge, le film donne à réfléchir sur le passage du temps, les possibilités de l'espèce humaine et sa propension aux bonheurs et aux malheurs. C’est dans ce domaine qu’il excelle en utilisant des prothèses et des maquillages hallucinants pour illustrer le processus de vieillissement et de rajeunissement chez le personnage principal (Brad Pitt a l’occasion de malmener sa plastique). Le revers de la médaille, c’est que les prouesses sont si efficaces que l’attention du spectateur peut dévier et que l’émotion perce difficilement.

 


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:47

 


 


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:06

Capellia le vendredi 28 janvier 2011 à 20h30

Réalisé par Jean-Pierre Jeunet
Avec Dany Boon, André Dussollier, Nicolas Marié,

Long-métrage français . Genre : Comédie
Durée : 01h44min Année de production : 2008
Distributeur : Warner Bros. France

Synopsis : Une mine qui explose au coeur du désert marocain et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau... Bazil n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. A sa sortie de l'hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l'inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu'inattendus, vivant dans une véritable caverne d'Ali-Baba : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d'hurluberlus, il décide de se venger. Seuls contre tous, petits malins contre grands industriels cyniques, nos chiffonniers rejouent, avec une imagination et une fantaisie dignes de Bibi Fricotin et de Buster Keaton, le combat de David et Goliath...

 

 

 

Micmacs à tire-larigot.Micmacs à tire-larigot.Micmacs à tire-larigot.Micmacs à tire-larigot.Micmacs à tire-larigot.

 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 19:44

Capellia le dimanche 9 janvier 2011-15 heure

 

Réalisé par Ron Clements, John Musker
Avec China Moses, Anika Noni Rose, Liane Foly

Titre original : The Princess and the Frog
Film pour enfants à partir de 6 ans
Long-métrage américain . Genre : Animation
Durée : 01h37min Année de production : 2009
Distributeur : Walt Disney Studios Motion Pictures France

Synopsis : Un conte qui se déroule à la Nouvelle-Orléans, dans le légendaire quartier français, où vit une jeune fille nommée Tiana.

 

 


 

La Princesse et la Grenouille est un long-métrage d'animation des studios Disney, inspiré du livre La Princesse Grenouille écrit par E.D. Baker 

 

 

Synopsis 

Le Prince Naveen de Maldonia est transformé en grenouille par le Dr. Facilier, un terrifiant sorcier vaudou. Afin de retrouver sa forme humaine à l'aide d'un baiser, Naveen décide de trouver une princesse et tombe sur Tiana, qui n'est en fait qu'une jeune serveuse.

Cette erreur de la part du prince Naveen fait que le baiser a pour seul effet de transformer Tiana en grenouille. Tous les deux décident donc de partir dans les marais de la Louisiane à la recherche de Mama Odie, grande prêtresse vaudou aveugle de 197 ans, qui aurait le pouvoir de briser le sort. Dans cette aventure ils seront aidés par Louis, un alligator trompettiste ainsi que par Ray, une luciole désespérément romantique et folle d'amour pour une certaine Evangeline.


 

Voix françaises 

 

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 18:51

 

Capellia le dimanche 28 novembre à 15 heure.

 

 

 

 

Réalisé par Robert Guédiguian
Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Gérard Meylan

Long-métrage français . Genre : Policier
Durée : 01h42min Année de production : 2007
Distributeur : Diaphana Films

Synopsis : A l'époque où les Rolling Stones chantaient "Lady Jane", Muriel, François et René, amis d'enfance, nés dans les ruelles populaires de Marseille distribuaient des fourrures volées à toutes les ouvrières de leur quartier.
Ils cessèrent leurs cambriolages après avoir tué un bijoutier dans un parking et, pour se faire oublier, ne se virent plus jusqu'au jour où le fils de Muriel est enlevé...
La bande se reforme alors pour réunir l'argent de la rançon.

Distribution

 Ariane Ascaride : Muriel, patronne de la parfumerie "Lady Jane"

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 15:24

Capellia vendredi 12 novembre 20h30

 

clint-torino.jpg Gran Torino de Clint Eastwood  

 

Avec Clint Eastwood, Bee Vang, Ahney Her

 

Long-métrage américain . Genre : Drame , Thriller
Durée : 01h51min Année de production : 2008
Distributeur : Warner Bros. France

Synopsis : Walt Kowalski est un ancien de la guerre de Corée, un homme inflexible, amer et pétri de préjugés surannés. Après des années de travail à la chaîne, il vit replié sur lui-même, occupant ses journées à bricoler, traînasser et siroter des bières. Avant de mourir, sa femme exprima le voeu qu'il aille à confesse, mais Walt n'a rien à avouer, ni personne à qui parler. Hormis sa chienne Daisy, il ne fait confiance qu'à son M-1, toujours propre, toujours prêt à l'usage...
Ses anciens voisins ont déménagé ou sont morts depuis longtemps. Son quartier est aujourd'hui peuplé d'immigrants asiatiques qu'il méprise, et Walt ressasse ses haines, innombrables - à l'encontre de ses voisins, des ados Hmong, latinos et afro-américains "qui croient faire la loi", de ses propres enfants, devenus pour lui des étrangers. Walt tue le temps comme il peut, en attendant le grand départ, jusqu'au jour où un ado Hmong du quartier tente de lui voler sa précieuse Ford Gran Torino... Walt tient comme à la prunelle de ses yeux à cette voiture fétiche, aussi belle que le jour où il la vit sortir de la chaîne.
Lorsque le jeune et timide Thao tente de la lui voler sous la pression d'un gang, Walt fait face à la bande, et devient malgré lui le héros du quartier. Sue, la soeur aînée de Thao, insiste pour que ce dernier se rachète en travaillant pour Walt. Surmontant ses réticences, ce dernier confie au garçon des "travaux d'intérêt général" au profit du voisinage. C'est le début d'une amitié inattendue, qui changera le cours de leur vie.
Grâce à Thao et sa gentille famille, Walt va découvrir le vrai visage de ses voisins et comprendre ce qui le lie à ces exilés, contraints de fuir la violence... comme lui, qui croyait fermer la porte sur ses souvenirs aussi aisément qu'il enfermait au garage sa précieuse Gran Torino...

 

 

 


Gran torino - bande annonce

 

 

La rumeur précédant le film annonçait un Clint Eastwood ranci, déterrant L'Inspecteur Harry pour un dernier « nettoyage » à sa manière virile. Or si Gran Torino cite implicitement le justicier des années 70, c'est pour le trahir, en le rédimant. La première heure tient de la comédie grinçante. Eastwood surjoue le vieux réac veuf et raciste, retraité des usines Ford, coincé dans la banlieue de Detroit entre des voisins qui ne sont plus ceux, bien blancs, d'autrefois, mais des immigrés asiatiques. Le contraste, très fructueux, entre le vieil Américain enraciné, vétéran de la guerre de Corée, et ces « envahisseurs » culmine après le premier virage au noir du récit. Parce qu'il a sorti une arme pour mettre fin à une rixe, le sale bonhomme devient un demi-dieu pour la famille asiatique d'à côté qui le couvre de cadeaux. Un vrai happening burlesque.

La suite est plus volontariste : les règlements de comptes entre bandes n'en restent pas là, et Clint non plus. Il se prend d'affection (bourrue, cela va sans dire) pour un ado « face de citron », comme il dit. Ce qui transcende la mécanique d'un scénario un peu prévisible, c'est le soin émouvant avec lequel Eastwood peaufine sa statue, son legs. Moins de narcissisme (ce qu'il faut quand même) et davantage de souci du monde après lui. Le personnage est hanté par sa fin prochaine, et le cinéaste semble désormais tourner comme si sa filmographie risquait d'en rester là. Moment lumineux où le vieil homme fait retaper à son petit protégé une vieille baraque et lui transmet le goût du travail, de l'action, du « faire » pour le « faire ». C'est bien l'héritage d'Eastwood lui-même, qui, sur les traces des grands pionniers de Hollywood, a souvent formulé ainsi sa devise : « Je le fais, c'est tout. »

 

Louis Guichard-Telerama

 

 

 


Gran Torino - Bonus DVD - Hmong People

 

 

 

 

         

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 18:55

Capellia le dimanche 17 octobre a 15h.

 

La môme ou La vie en rose.

 

la mome

 

 

Casting
Sylvie Testud, Jean-Paul Rouve, Marion Cotillard, Clotilde Courau, Gérard Depardieu
Réalisateur
Olivier Dahan
Durée
02:20:00

Synopsis

De son enfance à la gloire, de ses victoires à ses blessures, de Belleville à New York, l'exceptionnel parcours d'Edith Piaf. A travers un destin plus incroyable qu'un roman, découvrez l'âme d'une artiste et le coeur d'une femme. Intime, intense, fragile et indestructible, dévouée à son art jusqu'au sacrifice, voici la plus immortelle des chanteuses...

 

 

 

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